Live 2012

Prologue et Enduro VTT: Haut les cœurs…


Prologue de 2,7km ou Enduro : les vététistes ont pris le départ de l’Oxygen Challenge sur des terrains compliqués par des conditions météo difficiles. Mais sans bouder leur plaisir.

Lorsqu’ils sortent de la forêt, ils semblent satisfaits du moment qu’ils viennent de vivre. Boueux mais heureux ! Les vététistes ne sont pas des gens compliqués. « Ici, on s’amuse, se marre Christian. Ce n’est que du plaisir. » Ce Rennais pointe pourtant une petite plaie au genou. « Je suis tombé, explique-t-il. Rien de grave. J’ai chassé de l’arrière et n’ai pas réussi à me rétablir. »

Quelques minutes plus tôt, Pascal et Nathalie en avaient terminé avec le prologue. « Fort glissant, jugeait Pascal avec un accent du Nord. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de terrain. Surtout à la pente. » Mais Nathalie se réjouit : « Le parcours était superbe. Jamais de temps mort. Un truc costaud. »

Sous la tente de ravitaillement, les conversations s’animent entre les arrivants soucieux de raconter leur effort. Fabien décrypte le parcours du prologue : « On débute par une montée difficile. Tout à gauche. Un vrai coup de cul. Ensuite, il y a une première cassure avant de repartir dans la pente. Vraiment difficile. Il faut ensuite négocier un plateau d’environ 500 mètres pour entamer la descente. Là, ça devient super technique. Il faut se méfier des souches et mettre pied à terre lors des passages de cours d’eau. La fin est très agréable, très trial, sur un terrain meuble. » Et cet habitant de la capitale de conclure : « Pour moi, Parisien, c’est une espèce d’exercice de style : être capable de se mettre le cœur dans la bouche sans perdre en lucidité… »

Tous les vététistes se rejoignent sur un point : le terrain rendu humide et boueux par la pluie oblige à faire preuve de bonnes qualités de pilotage. « C’est plus technique que l’année dernière, jure d’ailleurs Mikaël, un Vendéen qui participe à l’Oxygen Challenge avec des ambitions au classement général. Et exigeant aussi. J’ai tout de même fait le prologue à 182 pulsations cardiaques minute en moyenne. » Sylvain, son copain de club, ajoute : « C’est vrai, on est obligé de se mettre dans le rouge. » Mais, conclut Nathalie : « Le parcours est vraiment superbe. Et remarquablement sécurisé. Franchement, on se fait plaisir !





 
Cantal