Prologue de 2,7km ou Enduro : les vététistes ont pris le départ de
l’Oxygen Challenge sur des terrains compliqués par des conditions météo
difficiles. Mais sans bouder leur plaisir.
Lorsqu’ils sortent de la forêt, ils semblent satisfaits du moment qu’ils
viennent de vivre. Boueux mais heureux ! Les vététistes ne sont pas des
gens compliqués. « Ici, on s’amuse, se marre Christian. Ce n’est que du
plaisir. » Ce Rennais pointe pourtant une petite plaie au genou. « Je suis
tombé, explique-t-il. Rien de grave. J’ai chassé de l’arrière et n’ai pas
réussi à me rétablir. »
Quelques minutes plus tôt, Pascal et Nathalie en avaient terminé avec le
prologue. « Fort glissant, jugeait Pascal avec un accent du Nord. Nous
ne sommes pas habitués à ce genre de terrain. Surtout à la pente. » Mais
Nathalie se réjouit : « Le parcours était superbe. Jamais de temps mort.
Un truc costaud. »
Sous la tente de ravitaillement, les conversations s’animent entre les
arrivants soucieux de raconter leur effort. Fabien décrypte le parcours du
prologue : « On débute par une montée difficile. Tout à gauche. Un vrai
coup de cul. Ensuite, il y a une première cassure avant de repartir dans
la pente. Vraiment difficile. Il faut ensuite négocier un plateau d’environ
500 mètres pour entamer la descente. Là, ça devient super technique.
Il faut se méfier des souches et mettre pied à terre lors des passages de
cours d’eau. La fin est très agréable, très trial, sur un terrain meuble. »
Et cet habitant de la capitale de conclure : « Pour moi, Parisien, c’est
une espèce d’exercice de style : être capable de se mettre le cœur dans la
bouche sans perdre en lucidité… »
Tous les vététistes se rejoignent sur un point : le terrain rendu humide et
boueux par la pluie oblige à faire preuve de bonnes qualités de pilotage. «
C’est plus technique que l’année dernière, jure d’ailleurs Mikaël,
un Vendéen qui participe à l’Oxygen Challenge avec des ambitions
au classement général. Et exigeant aussi. J’ai tout de même fait le
prologue à 182 pulsations cardiaques minute en moyenne. » Sylvain, son
copain de club, ajoute : « C’est vrai, on est obligé de se mettre dans le
rouge. » Mais, conclut Nathalie : « Le parcours est vraiment superbe. Et
remarquablement sécurisé. Franchement, on se fait plaisir !